Des larmes des cris à paraître...

Des larmes des cris à paraître...
Pourquoi les poètes écrivent-ils des vers ?
Cherchent-ils dans le ver la substance essentielle de la pomme ?
Et de par cette paume se dessine des contours de mains,
Qui demain écriront ces vers.
Sévères sont les mots qui jouent avec les sons,
Mais laissons s'exprimer les maux du coeur...

Scae.

# Enviado em Sexta 28 Abril 2006 10:55

Modificado em Sexta 28 Abril 2006 11:06

En chemin...

En chemin...
Ne t'engage pas sur la piste des larmes, mon Amour.
Nous avons d'autres papillons, d'autres soleils à l'horizon.

Et si ce n'est l'ultime baiser,
Si ce n'est la saveur terminale avant l'éternité.
Amour, laisse moi ton sourire,
Laisse moi notre espoir, en ce c½ur,
Où flamboie, la paix, la fièvre et la tempête.

Ainsi te souviendras tu de l'homme,
Qui dans le noir, marche auprès de tes pas,
Le sourire aux lèvres, les yeux plein d'étoiles.

Il me tarde alors de saisir dans son envol,
La plénitude infinie de ton être,
Afin que l'adversité de nos mains,
Trace la route du baiser victorieux.

Scae. 07/11/2002

# Enviado em Sexta 28 Abril 2006 11:03

Modificado em Quarta 03 Maio 2006 06:58

L'étranger.

L'étranger.


Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !

Le Spleen de Paris, I, (Petits Poèmes en Prose) 1869

Voici un poème qui résume bien le personnage de Charles Baudelaire

# Enviado em Sexta 28 Abril 2006 11:25

Modificado em Terça 24 Julho 2007 06:17

A une passante...

A une passante...
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !


Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, "Spleen et idéal, tableaux parisiens 1861"

C'est par ce petit poème que je suis entré dans le monde fabuleux de la poésie... Grâce à Baudelaire j'ai appris à aimer les mots et sa magie de l'être et du paraître, du sens et du non-sens...
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# Enviado em Sexta 28 Abril 2006 11:38

Modificado em Quarta 03 Maio 2006 07:25

Si ce soir...

Si ce soir...
Si ce soir pouvait être le début ou tout simplement la fin,
D'une histoire, d'une autre histoire, de notre histoire.

Si ce soir ou demain à jamais, nous unissons nos coeurs,
Comme pluie et neige, comme vent et foudre.
Nous unissons nos baisers, nos sourires, nos désirs.

Que ne viennent la peur, l'angoisse et le doute,
Conquérir nos terres, nos matins, nos fronts.

Ainsi ne subsiste dans ce jour, que le rayon silencieux.
Celui-là même qui détourna la ligne de nos vies,
Celui-là même qui précipita ma folie, mon rêve, mon ivresse,
Dans tes mains si fragiles, si tendres, si douces.

Si seulement je pouvais chaque jour recommencer,
Cette histoire d'un seul soir où tout commença.

Je ne craindrai pas de te perdre,
Comme c½ur brisé, chien fou, terrible chagrin.
Je voudrai ainsi par delà les cris du monde,
Suspendre le temps, envahir l'espace,
Afin que l'unité de nos baisers triomphe de toutes adversités...

Scae. 2003/2004

# Enviado em Terça 02 Maio 2006 11:35

Modificado em Quarta 03 Maio 2006 06:56